Foire aux questions sur l'apprentissage des langues

Les Français sont-ils fâchés avec les langues ?

La France se situe au 17e rang du bilinguisme, alors que 92 % des Français estiment que l’apprentissage de l’anglais est primordial.
Un Français sur deux ne parle aucune langue étrangère, alors que les deux tiers de la population mondiale parlent plus de deux langues.
Pourquoi ? En raison de préjugés :

• les Français ont peur de leur accent ;
• ils craignent un retard dans l’apprentissage du français ;
• l’importance qu’ils accordent à l’écrit limite leur audace à l’oral.

À propos de la prononciation

Les enfants et les pré-adolescents possèdent une meilleure capacité à distinguer, mémoriser et reproduire les nouvelles sonorités.
Cette capacité est liée à leur nécessité d’apprendre à communiquer avec le monde extérieur, y compris dans leur propre langue. Hélas, cette faculté naturelle décline avec l’âge, les tout-petits étant les plus avantagés.

Pour autant, un accent imparfait n’est pas dénué de charme, il témoigne d’une richesse culturelle.

Quel impact sur la langue maternelle ?

C’est un préjugé tenace, mais apprendre une autre langue ne nuit pas à la maîtrise de sa langue maternelle.
Au contraire, c’est l’inverse qui est constaté, notamment au niveau du vocabulaire. Cet avantage s’explique par la stimulation du processus d’apprentissage linguistique – et il n’est même pas besoin d’être parfaitement bilingue pour en bénéficier.

On constate parfois que l’enfant semble chercher un mot, voire le remplace par son équivalent étranger. Cette confusion n’est que transitoire, car il y a nécessairement une langue qui domine. On peut observer un léger retard dans l’acquisition de certains éléments du langage, provisoire et sans conséquence au regard des facilités apportées dans les autres matières.

Quel impact sur la scolarité ?

C’est un cercle vertueux : l’enfant bilingue sollicite autrement son cerveau et augmente les performances de son système cognitif – dans ce qui relève de l’attention, de la sélection, du changement, de l’inhibition… De ce fait, il développe ses capacités de compréhension globales. Cet apprentissage a donc des répercussions positives dans les matières autres que linguistiques, notamment en mathématiques.
Le bilinguisme développe sa capacité à être multitâches, à s’adapter facilement et rapidement à de nouvelles structures, et il favorise également le travail en équipe.

Et après la scolarité ?

Les polyglottes possèdent une meilleure mémoire, dans bien des domaines, parce que l’apprentissage de langues constitue un excellent exercice cérébral. Devant retenir du vocabulaire et des règles de grammaire, ils retiennent plus facilement des listes, des noms, des coordonnées.
Devenir bilingue dès le plus jeune âge entraîne le cerveau à créer de nouvelles connexions, ce qui semble également avoir des répercussions favorables pour la santé mentale, notamment en retardant de plusieurs années l’apparition de certains problèmes de mémoire venant avec l'âge.

Une ouverture d’esprit…

La découverte d’une langue conduit à celle d’une culture, d’une histoire et de coutumes différentes. L’appétit venant en mangeant, la capacité de communiquer dans d’autres langues accélère cette curiosité.
Parler d’autres langues permet non seulement d’engager spontanément un dialogue avec un étranger, de regarder un film ou de se documenter en VO, de voyager à travers le monde, mais encore de mieux s’intégrer dans notre société multiculturelle en perpétuelle évolution.

… et un esprit critique !

L’intérêt que les polyglottes portent au monde extérieur, et les connaissances que la pratique d’autres langues leur permet, développent leur esprit critique.
Ils analysent plus profondément les informations, font la part des choses, détectent plus facilement les fake-news.

Faut-il parfaitement maîtriser la grammaire ?

La France est un pays d’écrivains, la littérature et le bien-parler font partie de ses valeurs, que peu d’autres pays partagent à un tel point. Nous n'avons pas seulement peur de mal prononcer, mais aussi de commettre une faute de grammaire, alors que nos voisins estiment que l’essentiel, c’est de se faire comprendre. Pour eux, le “ce que je veux dire” l’emporte sur “quel est le mot juste”.

Mon enfant peut-il apprendre plusieurs langues en même temps ?

Passer d’une langue à l’autre est très facile pour un enfant, il le fait sans effort. Et d’autant plus s’il commence tôt.
Cette inquiétude est typiquement française : un tout jeune enfant peut apprendre jusqu’à 4 langues à la fois (les pédiatres préconisent alors qu’il pratique chacune avec un interlocuteur bien identifié).
Cette gymnastique cérébrale lui sera profitable dans bien d’autres domaines, et pas seulement à l’école.

Combien de temps pour devenir bilingue ?

Seule une pratique quotidienne et continue permet de devenir bilingue. La persévérance est donc primordiale. Arrêter cet apprentissage après un an ou deux ruine ce précieux acquis.
Entre deux ateliers, il faut parler cette langue, regarder des films en VO (non sous-titrés). Parler cette langue en famille, indépendamment de l’accent et de l’étendue du vocabulaire de chacun, vient légitimer cet apprentissage.

Les stages de vacances permettent de ne pas couper pendant trois mois cette pratique. Pour ceux qui le peuvent, des voyages en vraie immersion constituent évidemment un plus.

Y a-t-il un âge idéal pour commencer ?

Le plus tôt possible ! Baigner un bébé dans d’autres langues ne peut lui être que profitable.
Sachez qu’à partir de l’âge de raison, l’enfant devient plus critique et que s’il n’est pas convaincu de l’intérêt de cet apprentissage, il se montrera réticent. À l’inverse, si c’est déjà un automatisme, il continuera à progresser.
Dès l’âge de raison, les enfants veulent dire leur mot sur le choix de leurs activités extra-scolaires, n’ayant pas conscience du profit qu’ils en retireront à moyen et long termes.

Faut-il continuer quand il l’apprend déjà à l’école ?

Nos ateliers sont complémentaires, ils justifient les cours scolaires par une pratique ludique, des échanges avec d’autres enfants.
Nous privilégions l’expression orale spontanée pour installer des réflexes, mettre à l’aise, vaincre la timidité. C’est pourquoi nous ne donnons ni notes ni devoirs à rendre.

Pourquoi des ateliers ludiques ?

En s’adonnant à des jeux, l’enfant ne se rend pas compte qu’il est en train d’apprendre, il est d’autant plus réceptif. Les freins d’apprentissage liés à l’enseignement traditionnel (les notes, le regard des autres, l’avis des parents) se trouvent levés. L’enfant se lance et ose, puisque c’est un jeu !
Par ailleurs, pour les plus jeunes nous multiplions les loisirs créatifs, car la manipulation accroît la réceptivité. De plus, l’enfant sort avec un trophée, et cette gratification associe un sentiment positif à la pratique de la langue apprise.

Quelle différence avec l’école ?

Notre approche est complémentaire. L’apprentissage d’une langue étrangère à l’école repose sur le vocabulaire et la grammaire. Nous, nous développons l’expression orale spontanée, nous installons un accent naturel, et l’enfant a constamment le sentiment qu’il est en train de s'amuser. 
Pour les plus petits, nous reproduisons les conditions d’apprentissage de la langue maternelle, quand l’enfant est obligé d’imiter des sons pour communiquer. L’école intervient plus tard, pour traduire ces sons en mots, puis expliquer leur agencement en phrases.
Pour les plus grands, nous légitimons l’acquisition du vocabulaire et de la grammaire par une mise en pratique ludique. Parler la langue apprise est un élément du jeu, l’illustration des échanges à venir.
Pour les adolescentsnous nous attachons à vaincre timidités et complexes liés à l'usage de langue, à identifier les difficultés, toujours en multipliant les échanges oraux à travers des thèmes ludiques liés à la culture contemporaine.

Mon enfant est presque bilingue, ne risque-t-il pas de s’ennuyer pendant les cours ?

Les bénéfices de l’apprentissage linguistique ne se limitent pas aux langues, mais facilitent les processus d’apprentissage et stimulent la mémoire. Dans nos ateliers, un enfant plus fort est valorisé en devenant l’assistant occasionnel de l’animateur (selon le principe que l’on mémorise d’autant mieux ce que l’on enseigne). À l’école, vous pouvez demander à ce qu’il ait des exercices supplémentaires pour pallier à une perte de motivation  ou à l'ennui.

Sur le fonctionnement de l'association

Qui décide des tarifs ?

Le Conseil d'administration de l'association décide du barème tarifaire afin de permettre au plus grand nombre de participer à des ateliers de qualité.
La participation aux frais couvre le financement des animateurs, des salles, du développement de la méthode, du travail administratif et préparatif, et assure la pérennité de notre action. Notre budget est tout juste équilibré, comme il est possible de le constater dans les rapports d'activités présentés aux membres avant chaque assemblée générale.

Qui peut faire partie du Conseil d’administration ?

Tout membre à jour de ses cotisations et âgé d’au moins 16 ans peut se porter candidat.
Le Conseil d’administration est renouvelé par tiers lors de l’assemblée générale annuelle. Il peut accueillir entre 5 et 11 membres.
Le bureau est élu par le premier Conseil d’administration suivant l’assemblée générale annuelle. N'hésitez pas à consulter les statuts.

D'autres questions ?

Vous avez d'autres questions à nous poser ? N'hésitez pas à nous interroger par courriel en cliquant sur ce lien, nous nous efforcerons de vous répondre au plus vite. Et peut-être intègrerons-nous cette contribution à notre FAQ !

 

Comment participer ?

Pour 2019-2020, vous pouvez vous inscrire en ligne ici : Préinscription aux ateliers hebdomadaires 19-20 (enfants, adolescents ou adultes), nous contacter par courriel ou par téléphone au 06 95 27 26 71.

Où se déroule les ateliers ?

Siège Cour des marguerites

La plupart des ateliers se déroulent au siège de l’association (18, avenue Jean Monnet, à Antony), sinon en centre-ville d'Antony (liste et plan ici).

Quels sont les tarifs ?

En dehors de la cotisation annuelle (à partir de 10 €) et des frais de première inscription (dus une fois, de 15€), la participation aux frais est calculée sur la base de 14,20 €/h.
L’engagement se fait sur 30 séances, payables à l’inscription (coûts et conditions de paiement ici).
Les fratries bénéficient d’une remise de 15 % à partir du deuxième enfant.
(Les enfants inscrits à un atelier hebdomadaire bénéficient d’une remise de 10 % sur tout autre atelier, y compris les ateliers de vacances.)

Une séance d'essai est-elle possible ?

Il est tout à fait naturel de souhaiter faire une séance d’essai. Contactez-nous par courriel ou par téléphone au 06 95 27 26 71.

Calendrier

Consultez ici le calendrier de nos ateliers.
Comme la plupart des associations, nous proposons des ateliers de 30 séances, commençant à partir du lundi 16 septembre 2019. Certains ateliers peuvent en proposer plus (voir ici).

Nous aider…

Vous pouvez nous aider de bien des façons !

Nous recherchons des bénévoles pour nous aider à préparer les loisirs créatifs. Vous pouvez le faire pendant que votre enfant est en atelier, ou chez vous. Consultez-nous !

Vous pouvez devenir membre actif de l'association soit pour participer à son administration, soit en conseillant le Conseil d'administration en fonction de vos compétences (juridiques, comptables et autres domaines d'expertise).

Vous pouvez devenir "ambassadeur" de l'association auprès de votre entreprise, de son Comité d'entreprise (pour financer ou organiser des ateliers).

Vous avez des livres, des jeux  en anglais, en allemand, en espagnol, en italien ? Parlez-nous-en, cela peut nous intéresser.